A base de concentré de fatras symbolique issu de la communauté

C'est l'étiquette d'une brique, d'un flacon ou d'une boîte d'emballage perdue dans l'infiniment-bordel d'un rayon de supermarché.
Un emballage de poésie incont'nable qu'il va vite falloir déballer.
Pour donner du sens, injecter du rêve, du cauchemar et du fantasme dans la grande distribution morale. 
Les croyances, les peurs, les exercices de la magie sont autant de constructions intimes qui soudent la communauté dans leur tension avec le réel. L'objet de mes chantiers d'écriture est de mettre en question, en mot, en image, en poésie, ces éléments de perceptions du monde partagés autour de trois ensembles thématiques : le fantomatique, la sorcellerie et l'ufologie.
En chef de chantier d'écriture bredouilleux j'ordonne quelques préparatifs à l'émergence de formes soigneusement inachevées dans l'absolu.
Les plans sont encore foireux mais en tout cas il y a un bon début :

Madame Abraham

C'est l'histoire que François Arbon et moi-même nourrissons avec l'espoir d'un duo. Avec un ensemble d'instruments acoustiques, électriques et électro-acoustiques nous montons les tréteaux d'une brocante sonore dans laquelle les objets vont être frottés pour en extraire une substantifique poussière indispensable à la compréhension du monde contemporain.

Les permières percées ont eu lieues au Château de Bourrassol (Ménétrol) dans le cadre des journées du patrimoine 2015 et à l'Hotel des Vil-e-s (Clermont-Fd) dans le cadre du festival Phil Grobi 2015.
Jusqu'ici, nous nous étions cantonnés à la friction de quelques traces musicales contenues dans le recueil "En Basse Auvergne A Travers Chants" signé en 1953 d'une mystérieuse folkloriste du nom de "Madame Abraham", et dont on ne sait rien.

Je tiendrai sur ce blog un semblant de journal sur l'actualité du duo et de nos travaux.
Et bien sûr je l'espère, nous aurons l'occasion de causer de Ben-Habakuk, le magicien de Pionsat.


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