Petit détour aux pays des "faiseurs de copeaux"

Je constate que ce blog me donne de plus en plus de travail... et j'aime ça. Au fil de mes discussions avec vous tous, des sujets d'enquête me parviennent et finissent par hanter mon esprit alors même que la petite liste de sujets que je me garde sous le coude reste à cocher... Mieux encore, quand je rédige un article, l'enquête se prolonge et me voilà brûlé par la nécessité de prolonger mon incursion dans le sujet : à venir donc, un troisième article, voire même un quatrième, sur les cloches; un deuxième article bien sûr sur les tas de bois; un troisième article voire toute une série sur la bourrée, etc etc etc.
Je vous en conjure : continuez de me lancer des idées, de lire ce blog, de commenter, de réagir, de partager aussi pour que tous les grands esprits se rencontrent !

Collection André Ricros


Il est temps désormais de faire un petit détour à l'autre extrémité des bouts de bois que j'évoquais dans le précédent article. Je parlerai ici, brièvement j'espère, de ces "tsapluzaïres" qui m'ont soulevé d'une passion saine et rafraichissante alors que j'entreprenais un croisement d'archets à long terme avec Simon Guy - expression signifiant ici : un nouveau duo de violon. Le télescopage en série des évènements étant constitutif de ce grand imbroglio ésotérique qu'on nomme la vie, ce duo allait donc naturellement porter le nom de « Tsapluzaïres » en référence à ces hommes et ces femmes qui taillent leurs cannes, couverts, bouts de bois en tous genre dans le principal but de transformer du temps libre en activité artistique.

Tout a commencé sur un blog dont je suis un fervent lecteur : Le Poignard Subtil, animé par Bruno Montpied, grand connaisseur de l’art brut et insatiable chasseur de « créateurs » singuliers, naïfs, populaires… je lui laisse d’ailleurs le soin d’exprimer toutes les nuances et distinctions dont ces termes se font les échos.
Inutile de résumer l’article dont je vous parle, vous le trouverez juste là : http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/tag/tsapluza%C3%AFres



Voilà qu’on ouvrait une fenêtre sur une pratique vernaculaire tout à fait remarquable, portant un nom beaucoup trop occitan-auvergnat pour que je n’y mette pas mon nez. Un bel échange de mails plus tard, me voilà conforté dans l’idée que la piste des « faiseurs de copeaux, perdeurs de temps » était à creuser – je dirai même plus, était à « chaplar ». Un bref séjour à la bibliothèque du patrimoine de clermont co et je dévorais l’article de l’almanach de Brioude sur lequel était tombé Bruno Montpied :




l'article se poursuit sur six pages...

Evidemment, j’étais bien conscient que ce que j’avais découvert n’avait rien de spécifique aux terres auvergnates ni Massif-Centraliennes mais avec le passeport du mot « tsapluzaïres », nous avons pu, avec Simon, nous mettre le directeur de la scierie de Vertaizon « Auvergne Limabois » dans la poche et y poser pour quelques photos de presse.






Pour terminer, voici quelques exemples de figurines et attelages tsapluzés qu’on peut trouver au détour d’une rencontre, d’une brocante, ou ici d’une amitié (celle d’André Ricros en l'occurrence) en parcourant le large pays des faiseurs de copeaux, perdeurs de temps et facteurs d’infiniment-quelque chose :









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