De la suite dans les copeaux !

Devinette du jour : mais qu'est-ce que ça peut bien être ?

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Mon article sur les mystérieux joyeux "Tsapluzaïres" présentait dans un vrac adéquat quelques spécimens de figurines taillées dans le bois au couteau par ces "artistes instinctifs" décrits dans un article de l'Almanach de Brioude de 1920 qu'on peut retrouver en partie sur ce blog. 
Si le terme de "faiseur de copeaux" occupe une grande place dans l'intérêt que je porte à cette pratique, la sculpture elle-même est souvent très sommaire et les sujets choisis peu originaux. Dans la plupart des cas, les tsapluzaïres taillent et ornementent leurs cannes ou autres couverts en bois pour rajouter un peu d'agréable à l'utile. Les autres sculptent de petites figurines représentant le plus souvent ce qui les entourent : des bêtes, des chiens, des bergers, des bergères, des chars et des charrues. Aujourd'hui, si cette pratique a disparue (les éleveurs ne perdent plus leur temps à surveiller les bêtes, et les objets du quotidien sont en plastique, c'est la grande question du plastique qui sculpte des bouchons pour les océans), on retrouve des traces assez émouvantes du rapport fragile et tendre qu'entretiennent les hommes et le bois. 

Parmi eux, Basile Brémaud, violoneux de métier, taille de grosses cuillères dans le bois et les décore :




Et en plus, elles sont à vendre ! Il faut contacter sa bonne amie Noëllie Nouliou qui elle sculpte (entre autres) des détails d'instruments de musique traditionnels (vielles, cornemuses) ici : http://noellienioulou.wixsite.com/atelier
Pour terminer, relativisons un peu tout cela avec un sujet qui me vient tout droit du fil tentaculaire d'actualités Facebook, trouvé au hasard d'une flânerie où je ne cherchais rien à par peut-être perdre du temps (tiens, tiens... on ne fait peut-être plus des copeaux pour mieux perdre son temps mais en tout cas on en produit de la donnée-déchet http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/06/17/internet-la-pollution-cachee_4437854_3246.html). 
Merci à Fabienne Trin qui, avec une petite devinette à laquelle sa cousine a répondu, m'a fait reconsidérer totalement l'art des Tsapluzaïres : il n'est parfois pas nécessaire de faire beaucoup de copeaux quand l'imagination suffit à représenter un troupeau de vaches avec des branches de noisetier...



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